Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent de l’homme. Il atteint les hommes à tout âge puisque certains cas sont décelés avant 50 ans, même s’il apparaît surtout chez les hommes de plus de 65 ans.

Le nombre de cas de cancers de la prostate a augmenté de façon exponentielle depuis 1990 due à la découverte de l’antigène prostatique spécifique (PSA).


 

Il existe plusieurs manières de soigner le cancer de la prostate en tenant compte des risques et bénéfices pour le patient en fonction de l’âge, des préférences, des pathologies parallèles (hypertension, diabète …).


Les alternatives thérapeutiques sont :

  • la chirurgie, notamment la prostatectomie radicale. Malheureusement, elle entraîne incontinence et impuissance. Grâce aux progrès techniques, on utilise l’assistance par des robots, ce qui permet une hospitalisation plus courte et une récupération plus rapide du patient.
  • la radiothérapie externe, à travers des fuseaux de rayons X qui peuvent détruire les cellules cancéreuses. La planification et détermination soigneuse du champ d’irradiation permettent d’épargner les tissus sains des effets de la radiation.
  • « watch and wait » : le patient ne reçoit aucun traitement tout en restant sous surveillance médicale. C’est le médecin qui décidera jusqu’où attendre et à partir de quand agir, en fonction de l’état du malade.

Les dernières 10 ou 15 années ont vu le développement de nouvelles techniques de traitement qui diminuent les effets indésirables des traitements conventionnels.

Parmi ces techniques d’avenir, citons notamment :

  • la prostatectomie radicale avec préservation nerveuse qui permet de garder la fonction sexuelle en évitant l’impuissance.
  • la radiothérapie conformationnelle qui utilise des techniques avancées d’imagerie en 3D pour mieux cibler le tissu tumoral et éviter l’irradiation des organes voisins. Elle permet également d’administrer plus d’irradiation avec moins de toxicité.
  • la curiethérapie. Elle consiste à placer des composants radio-actifs dans la prostate, qui libèrent une radiation permanente pendant 4 à 6 semaines. La technique s’est beaucoup améliorée ces dernières années.
  • la cryothérapie dans laquelle on utilise des températures extrêmement basses pour geler le tissu tumoral et le détruire.


Tout cet arsenal thérapeutique a permis, depuis quelques années, le développement de différents types de traitements : traitement hormonal, chimiothérapie, anti-angiogéniques, avec comme conséquences directes une amélioration progressive de la qualité de vie des patients, l’allongement consécutif de la survie globale et la survie sans progression de la maladie.

Mis à jour le 15 avril 2011, validé par le Directeur de Publication