Origine des Ateliers et mission

Les Ateliers PRENDRE SOIN viennent en APPUI au service de Cancérologie médicale de l'HEGP : ce sont des moyens supplémentaires offerts par l'association et mis gracieusement à la disposition des patients souffrant d'un cancer.

Ils sont gérés et financés exclusivement par l'association ARTIC.

Les Ateliers PRENDRE SOIN, créés par ARTIC en 2004 au sein du service de Cancérologie de l’Hôpital Européen Georges Pompidou proposent des médecines dites «complémentaires». D’autres soins dispensés par d’autres associations sont disponibles pour les patients (esthétisme, conseil en image corporel, relaxation...) au sein du service, dans le cadre des Soins de support. ARTIC complète cette palette de soins par d'autres soins qu'elle estime bons pour les patients.

1 - Qu’entend-on par «Médecine complémentaire» ? (tiré des encyclopédies libres)

Le terme «médecine non conventionnelle» est celui retenu par la Commission européenne pour qualifier des méthodes de soin parfois également appelées médecine douce, médecine complémentaire, médecine naturelle, médecine alternative, médecine parallèle ou encore médecine holistique et dont certaines font l’objet d’une reconnaissance progressive en Europe depuis les années 1990. La médecine conventionnelle est généralement désignée par les tenants des médecines non conventionnelles sous le terme de médecine allopathique.

Pour la médecine scientifique, parler de « médecine parallèle » semble signifier qu’il y aurait deux conceptions de la médecine impliquant deux systèmes de soins fonctionnant indépendamment l’un de l’autre, avec le même degré d’efficience et de scientificité : les patients auraient donc le choix entre deux thérapeutiques qu’ils peuvent envisager comme alternatives et concurrentes ou comme complémentaires l’une de l’autre. D’autre part, l’appellation « médecine douce » semble considérer comme agressives les pratiques de la médecine conventionnelle. En disant « médecine alternative », on envisage ces pratiques de soins comme substitutives, donc susceptibles de remplacer une démarche thérapeutique classique et conventionnelle. Les sceptiques préfèreront parler de pseudo-médecines ou pseudo-sciences afin d’éviter cet effet de rhétorique.»
Le terme « holistique » constitue un reproche fait à la médecine conventionnelle de s’attacher à traiter un organe, un symptôme ou une fonction précise et non le patient dans sa globalité, ce qui s’applique aux spécialités médicales mais pas systématiquement à la médecine en général.
Le serment d’Hippocrate réactualisé indique que le médecin doit respecter « toutes les personnes […] sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. » Ainsi, même s’il n’est pas d’accord avec une médecine non-conventionnelle, un médecin peut très bien y avoir recours pour respecter les croyances du patient. L’utilisation d’une médecine non-conventionnelle par un médecin, éventuellement au sein d’un hôpital, n’est donc pas une forme de validation de la méthode. D’un point de vue pragmatique, tant que la méthode apporte bien-être et réconfort au patient, le médecin peut l’utiliser même s’il est convaincu que l’effet n’est que placebo (la médecine conventionnelle utilise d’ailleurs fréquemment des placebos).

Le terme « médecine complémentaire » privilégie l’idée d’associer des traitements impliquant des « philosophies thérapeutiques » différentes mais capables de coopérer dans l’intérêt du malade.
Dans le cadre des discussions sur la présence des Médecines complémentaires à l’Assistance Publique, ARTIC a pris le parti de s’engager concrètement dans cette direction. Pour s’en assurer, si ARTIC dispense des médecines, elle les évalue.
Dans quel but ARTIC met-elle à disposition des «médecines complémentaires» par le biais des Ateliers PRENDRE SOIN ?

2 - Quels objectifs ?
   
    a - Offrir une meilleure qualité de vie aux patients


Les soins complémentaires des Ateliers PRENDRE SOIN sont proposés aux patients dont la qualité de vie est altérée par la maladie. Les Ateliers PRENDRE SOIN offrent ainsi la possibilité d’accéder à d’autres types de soins dans l’Hôpital, en plus de leurs traitements médicamenteux. C’est pour eux l’opportunité de bénéficier d’accompagnements considérés comme bénéfiques.

Quels types de soins sont mis à disposition des patients ?
Il s’agit de médecines alternatives personnalisées. Ces soins sont dispensés par des thérapeutes formés et spécialisés : en 2012 : auriculothérapie, ostéopathie, réflexologie, sophrologie (voir définitions en annexe 2).
Où ont lieu ces soins ?
Ces soins sont prodigués en Hôpital de Jour de l’HEGP, en atelier ou au chevet des patients (4ème étage, Pôle A).
Quelles sont les conditions ?
Ils sont réservés aux patients du Pôle de Cancérologie médicale de l’HEGP, exclusivement sur prescription médicale des médecins référents, dans le cadre d’un pass de 4 séances, renouvelable si nécessaire.
Ils sont offerts gratuitement : ARTIC assume le coût à sa charge :
• Budget 2011 pour Les Ateliers PRENDRE SOIN : 37 000 Euros - Secrétariat-planning : 01 56 09 30 03

    b - Atténuer ou supprimer les effets indésirables des traitements

Si ces thérapies sont proposées comme un accompagnement aux traitements, elles tentent, à des niveaux différents, de limiter les effets indésirables des médicaments (douleurs, nausées, troubles, perturbations de l’image corporelle) et font l’objet d’évaluations précises au sein-même de la recherche clinique d’ARTIC.
Quels sont les exemples de bienfaits attendus de ces thérapies ? Apaisement, réconfort, sentiment de bien-être, impression d’être rejoint, regain de mobilité, réinsertion dans la vie.

    c - Proposer une forme d’aide thérapeutique


Lors des ateliers collectifs ou au cours des soins prodigués en individuel, les thérapeutes peuvent discuter avec les patients de nouveaux modes ou habitudes de vie, afin de mieux vivre avec la maladie (alimentation, style de vie, accompagnements et soins, sports, rythmes).

Mis à jour le 10 mai 2012, validé par le webmaster