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Cher(e)s Ami(e)s,
 
Les chercheurs estiment à 10% à peine la part des cancers liés à une prédisposition génétique, les autres étant provoqués ou favorisés par des facteurs environnementaux (amiante, diesel, radon…) ou de mauvaises habitudes de vie (tabac, nutrition, sédentarité). Selon l’OMS, l’alimentation malsaine reste responsable d’environ 30 % des cancers en Occident, et de 20 % dans les pays en développement.

Il y a quelques mois, nous vous avons rappelé les bienfaits d’une activité physique modérée et régulière, officiellement reconnue en 2011 par la Haute Autorité de santé comme une option thérapeutique non médicamenteuse, à intégrer dans le parcours de soins.
Aujourd’hui, nous voulons souligner l’importance d’une alimentation équilibrée : pour les personnes qui suivent un traitement anticancéreux, pour celles qui sont déjà en convalescence, et aussi pour toutes les autres. En effet, s’alimenter de façon équilibrée est considéré comme une mesure anti-cancer phare contribuant à prévenir l’apparition de cette maladie.
Mais, il ne faut pas l’oublier : nous sommes en France, pays très fier de sa gastronomie et très attaché à ses traditions culinaires. Nous verrons que manger équilibré ne signifie pas renoncer à cet héritage, mais, au contraire, cela encourage à en profiter à bon escient.

Car une alimentation équilibrée et le plaisir de la table ne s’excluent pas mutuellement !

 
Alimentation équilibrée : c’est quoi ?
Manger équilibré, c’est manger de tout en quantité suffisante et raisonnable. Pour pouvoir fonctionner correctement, notre organisme a besoin de différents éléments contenus dans les aliments, tels que :
• Protides : nécessaires pour fabriquer les tissus, et qu’on trouve dans la viande, le poisson, les œufs, les laitages et les fromages, ainsi que dans certains légumes secs ;
• Glucides (ou sucres) : la principale source d’énergie de notre organisme. On distingue les sucres rapides (sucre et produits sucrés – ils sont absorbés rapidement par l’estomac) et les sucres lents (pain, pommes de terre, pâtes, riz…) ;
• Lipides (ou graisses), animales ou végétales (huiles, margarines) ;
• Vitamines et minéraux.
Nous devons également boire suffisamment afin de remplacer l’eau que l’organisme élimine par la respiration, la transpiration, les urines et les selles.
L’équilibre alimentaire se fait sur plusieurs repas.

 
Aliments facteurs de risque et aliments amis
Nous mangeons trop d’aliments à risque, dont la consommation devrait être limitée et occasionnelle, et pas assez d’aliments amis, protecteurs de notre santé et de notre bien-être.
Les aliments à risque :
• boissons alcoolisées, viandes rouges et charcuteries, sel, compléments alimentaires à base de bêtacarotène.
La consommation des boissons alcoolisées augmente le risque de développer le cancer colorectal, le cancer du sein, les cancers de la bouche, du larynx et du pharynx, de l’œsophage et du foie ; celle des viandes rouges et de charcuteries favorise le risque du cancer colorectal et une consommation excessive du sel, outre les risques d’hypertension et de maladies cardiovasculaires, augmente le risque du cancer de l’estomac. Quant aux compléments alimentaires, ils sont à manier avec prudence et après avoir sollicité l’avis de son médecin.
Heureusement, à l’opposé, beaucoup d’aliments amis contribuant à réduire ce risque. Il s’agit de :
• fruits et légumes (leur consommation diminue le risque de développer le cancer de l’estomac, de la bouche, du larynx, de l’œsophage et du poumon (fruits seulement) ;
• aliments contenant des fibres, comme les aliments céréaliers, surtout complets : pain, riz, pâtes, ainsi que les fruits et les légumes (contribuant au bon fonctionnement du système digestif) ;
• produits laitiers (leur consommation diminue également le risque du cancer colorectal).
Ces aliments doivent être consommés quotidiennement et peuvent l’être en plus grande quantité, mais toujours de manière raisonnable, bien évidemment. Il suffit ici de rappeler le fameux : « Manger 5 portions de fruits et/ou légumes par jour ».

 
Alimentation d’une personne souffrant de cancer
L’équilibre alimentaire peut se voir modifié pendant le traitement. Les patients se plaignent fréquemment de la perte d’appétit, de nausées et vomissements, de la fatigue, de modifications au niveau du goût et de l’odorat. Comment se nourrir dans cette situation ? C’est la question que se posent les patients et leurs familles.
Certaines précautions diététiques seront de mise en fonction du type de cancer et du type de traitement subi. Par exemple, lorsque la tumeur touche une partie de l’appareil digestif (bouche, œsophage, estomac, intestin), de même, lorsque la personne est soignée par radiothérapie, la chimiothérapie (ici, à cause des nausées ou des vomissements), l’hormonothérapie ou la corticothérapie. Le médecin fournira au patient toutes les informations et, dans tous les cas, le patient devra aussi surveiller son poids et informer le médecin en cas d’une perte de 10% ou plus de sa masse corporelle. Les patients peuvent aussi consulter une diététicienne pour obtenir des conseils relatifs à l’élaboration des menus adaptés, mais néanmoins très savoureux !
En effet, manger équilibré et adapter son alimentation au type de tumeur et de traitement reçu ne signifie pas renoncer aux plaisirs ni à la richesse de la cuisine française, même si certaines restrictions temporaires peuvent s’appliquer, tout comme pour la plupart des autres maladies.

 
Conclusion : alimentation équilibrée, facteur de prévention et de guérison
Le cancer est une maladie multifactorielle, c’est-à-dire que de multiples causes peuvent être à l’origine du développement de cellules tumorales. Nous ne pouvons pas encore intervenir ni supprimer complètement l’impact des facteurs génétiques ni environnementaux, mais nous restons presque entièrement maîtres de la situation en ce qui concerne notre mode de vie. Oui, s’alimenter fait partie des comportements sur lesquels nous pouvons et devons agir !
Même si l’aliment miracle n’existe pas, une alimentation équilibrée et adéquate, combinée aux bonnes habitudes alimentaires est une excellente mesure de prévention et d’accompagnement des patients sur le chemin de la guérison.
N’oublions pas que la prévention constitue un enjeu aussi important que les progrès des traitements et reste à ce jour la meilleure défense contre le cancer.

 
Alors mangeons équilibré, mangeons avec plaisir, bougeons : mettons toutes les chances de notre côté pour guérir, garder la bonne santé et prévenir la maladie !

Amicalement

Association Artic
Bonnes habitudes alimentaires
Nous allons maximiser les bienfaits d’une alimentation équilibrée, si nous respectons en même temps quelques conseils de prévention : • Manger au moins 3 repas par jour ; • Ne pas manger la même chose tous les jours pour éviter les carences ; • Diminuer la consommation des boissons alcoolisées ; • Pratiquer une activité physique régulière et limiter la sédentarité ; • Maintenir un « poids santé » ; • Privilégier l’allaitement. Attention : un facteur protecteur n’annule pas l’effet d’un facteur de risque (par exemple, l’activité physique ne va pas compenser le risque lié à la consommation des boissons alcoolisées).
Association Artic
Késako ?
PNNS
Le Programme national nutrition santé (PNNS), lancé en 2001, vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un des facteurs clef : la nutrition. Le site propose plusieurs guides téléchargeables, notamment : « La santé vient en mangeant » et « La santé vient en bougeant ». www.mangerbouger.fr
Association Artic
Le saviez-vous ?
Pas de pamplemousse, si vous prenez certains médicaments
La consommation de la pamplemousse, agrume riche en vitamine C et en potassium, est fortement déconseillée lorsque vous prenez certains médicaments. Le jus de pamplemousse peut affecter leur action et intensifier certains effets secondaires. Parmi ces médicaments, des statines pour abaisser le taux de cholestérol (Simvastatine et Atorvastatine), une classe de médicaments traitant l'hypertension artérielle (Nifédipine), des médicaments contre le rejet d'organe après une transplantation (Sandimmune, Neoral), certains médicaments anti-anxiété (Buspirone) ou encore certains corticostéroïdes (Budesonide). Ces médicaments sont métabolisés dans le corps à l'aide d'une enzyme (la CYP3A4) dont l’action est bloquée par le jus de pamplemousse. Le principe actif se retrouve alors dans le sang et en plus grande quantité. Par contre, il n’y a pas d’interactions décrites avec les autres agrumes (oranges, citrons) ou la pomme. Même si, en pratique, il faut toujours consulter les notices des médicaments.
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